Conservatrice : Miri Kedem, design et présentation muséale : Ori Abramson, design : Ronit Lombrozo.
L’exposition se base sur des histoires authentiques, extraites de journaux intimes et de témoignages. Les histoires sont racontées, à la première personne, par des voix d’enfants enregistrées, tout au long de l’exposition. A certains points de l’exposition, la bande son se tait pour laisser place au témoignage, filmé et diffusé en boucle, d’un adulte ayant vécu la Shoah alors qu’il était enfant.
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L’exposition raconte, chronologiquement, l’histoire des enfants de l’avant-guerre et jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, au moyen d’objets tridimensionnel. Elle intègre des photographies et des documentaires projetés sur de grands-écrans.
Les extraits de témoignages et les objets placent l’exposition sur l’étroite frontière qui existe entre la réalité et le symbole, laissant ainsi laisser une large place à l’imagination du visiteur qui peut, dès lors, construire d’autres histoires.

Le bâtiment comporte trois niveaux : la salle de commémoration, l’exposition et la salle où brûle une bougie éternelle. La salle de commémoration est une sorte d’introduction à l’exposition « l’enfant juif durant la Shoah. » Elle abrite des vitraux reproduisant des dessins réalisés par des enfants du ghetto de Terezin.
Les vitraux – Leurs couleurs vives les rendent fidèles aux témoignages de ceux qui étaient enfants dans ce ghetto et qui ont décrit leur enfance comme riche en d’expérience malgré la faim, la séparation des parents et amis et les travaux forcés auxquels de nombreux d’entre eux furent emmenés, plus tard, à Birkenau.
La bande-son : des voix d’enfants lisant, les uns à la suite des autres, les témoignages d’enfants ayant vécu durant la Shoah.
La salle de commémoration s’imbrique dans le parcours de l’exposition qui enveloppe le cône central de deux virages en pente. Le cône est baigné de lumière naturelle et douce et l’un des côtés de l’exposition est tourné vers lui. Cette lumière crée un lien indéfectible entre la réalité extérieure et l’exposition.
Le parcours en spirale de l’exposition ne permet pas au visiteur d’avoir un regard englobant toute l’exposition : à chaque étape, c’est une autre partie de l’exposition qui se dévoile au visiteur. L’avancée dans le parcours aiguise ainsi l’intérêt et la curiosité du visiteur.

Au centre du niveau intermédiaire, se trouve l’exposition permanente « le Korczak des enfants », une exposition indépendante intégrée à l’exposition générale.
Le parcours s’achève dans le niveau inférieur du bâtiment au centre duquel se trouve un amphithéâtre sur le sol duquel brûle une bougie éternelle. La flamme a l’air de sortir des abîmes du sol. Elle est là pour rappeler une période incomparable de l’histoire humaine : les années durant lesquelles l’humanité est tombée dans les ténèbres.
Le visiteur avance dans le musée sans guide, à son rythme. A la fin de la visite, les enfants participent à des ateliers d'expression artistique dans différents domaines (arts plastiques, théâtre, musique, écriture ainsi qu’une activité mêlant divers domaines artistiques.) Cette activité permet à l’enfant de gérer l’expérience de la visite et de la traduire en un langage qui lui convient afin d’adoucir le passage du musée au retour au monde extérieur.
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